Trois p'tits tours et puis...

Et puis elle est toujours là... 
Le 24 est passé et m'a laissé le temps de reprendre un peu mon souffle avant l'apnée encore. Et cette capacité à rire, à accepter. Oui, conduire il y a trois mois encore, mais pourquoi pas se déplacer maintenant avec un petit vélo. C'est vrai qu'il a des roues, mais rien d'autre en commun avec un vélo. J’écarquille un peu les yeux, j'ajoute cette force là à la liste de celles que j'espère qu'elle m'a transmises par le fil qui nous relie. Mais elle a tendu tant de fils. 
J'ai l'impression de manquer de force, moi. Manquer de souffle aussi. Peut-être est-ce le reste de la vie autour qui n'oxygène plus assez. Ou peut-être est-ce l'inverse.
Je regarde mes pieds et les feuilles d'automne autour. Et je répertorie sur le carnet à bonheurs la liste des bulles d'oxygène auxquelles je m'accroche. Pour ne pas les oublier.
Les quelques rayons de soleil encore sur le coin de la terrasse pour dévorer les lignes de la pile des romans.
La voix chantante 20 ans après de ceux qui nous ont accueillis sur l'île et qui avaient envie de nous retrouver parce qu'ils pensent souvent à nous.
Les mines réjouies des enfants pendant l'atelier mosaïque.
Les 10 dernières figues chez mon Oncle D.
Mes étudiants de L2 bien au travail et le groupe des "conseillers" repartis avec le sourire.
Des amis plein la maison et un peu de plaisir à nouveau dans le couloir coloré...
Des amis plus loin mais qui sont bien là. Qui sont bienveillants.
Je regarde mes pieds...





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