... sur la plus haute branche...

Je ne vais pas dire que je suis résignée, ça fait rire ceux qui partagent avec moi les heures quotidiennes de travail dans les couloirs colorés depuis pas mal d'années maintenant. Mais je suis quand même quelque chose dans ce goût là. Je regarde avec un peu de découragement les esprits englués, l'étroitesse de leurs idées, leurs grimaces "jugeantes". Et jugeante je deviens moi aussi. Pour cette incapacité à regarder l'autre autrement que comme dysfonctionnel, de mauvaise volonté et coupable de ne pas correspondre à ce qu'ils imaginent qu'il est bon d'être. Mais si ce qu'il est bon d'être pour eux ressemble à ce qu'il sont, les autres ont bien raison de tendre à s'en éloigner. 
Et moi aussi je m'englue. Je m'englue à force d'essayer d'amener une autre manière de voir, à tenter d'élargir, à tenter de titiller leurs certitudes. A force d'essayer je m'épuise. J'ai besoin je crois de bulles d'oxygène, de nouveaux espaces pour pouvoir me remettre à penser moi aussi, à les penser autrement. 
Aujourd'hui je suis allée voir la Canopée... (les cerveaux étriqués ont décidé que c'était nul ou quelque chose dans ce goût là, alors les enfants du couloir n'iront pas le voir... certainement que la sortie proche de "belle et Sébastien" sera jugée plus intéressante...). 
C'était beau. C'était grand. C'était poétique. Ça donne envie que l'inévitable n'arrive pas, que les esprits étroits lèvent les yeux et cessent de saccager l'immensité... 



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